Pendant
des années, Fernando
Ureña Rib
revient sans cesse, de façon intermittente, au réalisme, à
travers le portrait réel ou imaginaire, les visages (même
l'autoportrait), les bustes ou mi-corps, les figures
isolées, - parfois combinées avec du feuillage - ou couples-soudain, une réminiscence implicite d'Adam et Ève.
Il est probable que, dans le dessin comme dans la
peinture, il n'abandonnera pas totalement cette tendance,
de la même manière que, "converti" à l'abstractionnisme,
il retournera occasionnellement vers la figuration.
Les
images de Fernando
Ureña Rib,
à un autre niveau de lecture, se présentent à la fois
comme moins rationnelles et peuplées d'analogies - la même
figure peut se répéter sur une seule toile - moins
logiquement déchiffrables et plus ouvertes à l'intuition.
Symptomatique à cet égard est le titre "Dialogue Secrets"
que l'artiste donne à une exposition mixte dessin/peinture
en 1984. Nous rappelant Julio Cortázar, nous l'avons
intitulée "les armes secrètes", agression subconsciente
d'une fascination lancinante. Comme dans le rêve, les
signes se combinent et se succèdent. Comme si la toile
était la toile de fond du psychisme et de ses obsessions
idylliques!
MARIANNE DE TOLENTINO